Café philo le dimanche 15 Novembre à 20 H
Si on ne se limite pas au progrès technique, qui est le sens qui vient en premier quand on prononce le mot «progrès», cette notion est difficile à cerner, et va même jusqu’à paraître ambiguë, voire suspecte. Qu’est-ce que le progrès? Cela se mesure t-il? Par rapport à quoi? Comment?
Le mot est issu du vocabulaire militaire: progresser, c’est marcher en avant pour une troupe, c’est avancer. Il est ici associé à l’idée de gagner, de conquérir, on est dans un combat contre quelque chose. Dans cette acception initiale, progrès n’est pas synonyme d’amélioration, c’est simplement la marche en avant vers un but fixé.
Pour lui, la raison est l’articulation entre la citoyenneté et le progrès.
«Le dix-neuvième siècle, avec son idéalisme libéral, était sincèrement convaincu qu’il se trouvait sur la route droite qui mène infailliblement au ‘meilleur des mondes possibles’. On ne considérait qu’avec dédain les époques révolues, avec leurs guerres, leurs famines et leurs révoltes, on jugeait que l’humanité, faute d’être suffisamment éclairée, n’y avait pas atteint la majorité... cette foi en un «Progrès» fatal et continu avait en ce temps là toute la force d’une religion. Déjà l’on croyait en ce «Progrès» plus qu’en la Bible et cet évangile semblait irréfutablement démontré par les merveilles sans cesse renouvelées de la science et de la technique».Stephan Zweig «Le Monde d'hier»
« Le progrès est le mythe qui nous assure que "en avant toute" n’a jamais tort. L’écologie est la discipline qui nous enseigne que c’est un désastre.» S.Kirpatrick « le mythe du progrès ».